Les animaux antarctiques s’adaptent au froid

Les animaux antarctiques sont exposés à certains des environnements les plus froids de la planète. Les animaux survivent dans ces conditions difficiles en réduisant le pourcentage de chaleur corporelle perdue dans l’environnement. Cela peut être par des moyens physiques (généralement évolué sur plusieurs générations) ou des modèles de comportement.

Adaptations physiques

1. Pelage épais, imperméable au vent et à la pluie

De nombreux animaux antarctiques ont un pelage imperméable au vent et à la pluie. Les manchots empereurs en sont un très bon exemple. Ces oiseaux ont quatre couches de plumes semblables à des écailles. Ces couches se chevauchent, formant une bonne protection contre le vent, même dans les conditions d’une tempête de neige.

2. Couches épaisses de graisse

Les baleines, les phoques et certains manchots ont des couches de graisse épaisses. Ces couches de graisse agissent comme de l’isolant, emprisonnant la chaleur du corps. C’est un peu comme s’envelopper dans une couverture, mais à l’intérieur. Chez certains animaux, ceci est encore affiné, les animaux étant sélectivement capables de réduire le flux sanguin vers les couches de graisse. Plus le sang est loin de la surface de la peau, moins la chaleur est perdue.

Les couches de graisse peuvent également être utilisées comme réserve d’énergie, par exemple l’éléphant de mer mâle peut vivre sans les réserves de graisse pendant l’été.

3. Petites « extrémités »

Le terme « extrémités » est utilisé pour désigner toute partie du corps qui est retirée du corps principal. Chez les humains, nos mains et nos pieds comptent comme des « extrémités ». Ce sont souvent les premiers endroits à avoir froid en hiver. La même chose s’applique pour les animaux. Les manchots empereurs ont des petites pattes et des nageoires, ce qui signifie que moins de sang est nécessaire dans ces zones, donc moins de chaleur est perdue.

Adaptations spécialisées par les manchots empereurs

Les manchots empereurs sont très adaptés aux environnements froids – et comme le seul animal qui se reproduit durant l’hiver antarctique, ils doivent l’être. En plus des adaptations décrites ci-dessus, les manchots empereurs ont aussi des chambres nasales qui récupèrent une grande partie de la chaleur perdue par la respiration, des veines et des artères étroitement alignées, qui permettent à ces oiseaux de recycler leur propre chaleur corporelle.

Adaptations comportementales

Comme pour les adaptations physiques, les manchots empereurs ont des adaptations comportementales uniques qui leur permettent de survivre à l’hiver rigoureux. Les manchots empereurs forment de grands rassemblements. Non seulement cela partage la chaleur du corps, mais il abrite également beaucoup de manchots contre les effets du vent. En alternant les manchots qui sont exposés au vent, cet avantage est partagé également entre le groupe. L’écornage peut réduire la perte de chaleur jusqu’à 50%.

[Photo from Pixabay]

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